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Le vieux T’kout à Batna, une destination touristique à découvrir

Le vieux T’kout (90 km au sud-est de Batna), sacrée en juillet dernier meilleure dechra de la wilaya des Aurès, possède suffisamment d’atouts pour s’imposer en tant que destination touristique par excellence et un lieu à découvrir et, surtout, à admirer.

L’endroit qui allie splendeur de la nature, beauté de l’architecture locale et histoire ancienne, n’a pas été suffisamment valorisé, estime Dr Farid Abdeslam, un intellectuel amoureux de la région, bien que cette dechra antique ait fasciné des voyageurs et des chercheurs occidentaux tombés sous son charme.

Des visiteurs qui ont su, pour certains, rendre cette atmosphère si particulière qui « enveloppe » tous ceux qui découvrent le vieux T’kout et ses environs. Une atmosphère où la brise des montagnes se mêle à la chaleur du désert et à la majesté des forteresses solidement agrippées au sol.

L’une des caractéristiques les plus importantes de la dechra du vieux T’kout est sans conteste l’ancienne mosquée, construite à la fin du XVIème siècle, et dont on attribue la construction à Sidi Abdeslam Ben Ahmed Al-Moualla, selon Dr Farid Abdeslam qui indique que ce dernier est le descendant d’un Cheikh qui s’installa à T’kout, mis en valeur ses terres et planté des vergers, attirant vers la dechra des habitants de la région et des contrées voisines.

La mosquée qui, selon la source, est typique des anciens lieux de culte des Aurès, notamment en matière d’esthétique et de décorations, s’élève près d’une source d’eau qui se jette dans le « madjen ».

Les premiers habitants ont exploité ce bassin à travers diverses époques historiques pour arroser leurs terres et leurs vergers, après avoir formé le noyau de la dechra qui s’est étendue pour devenir le T’kout actuel.

Le point de vue depuis le minaret de la mosquée embrasse les terres environnantes, les bassins alentours et le cheminement du cours d’eau connu sous le nom de l’Oued Alma, ainsi que les vestiges des « Thakliît » ou magasins collectifs.

Souk de l’automne et Chaib Achoura

 L’autre particularité de T’kout est cette ancienne tradition appelée, ici, « Souk (marché) de la fête de l’automne ». Un événement organisé à la fin du mois d’août, éminemment festif, rayonnant sur un large périmètre, appelé localement « Hameghra N’tmenzouth », et qui donne lieu à des spectacles folkloriques animés par des troupes de Rahaba et des cavaliers en costumes traditionnels faisant tonner des salves de baroud.

Selon Dr Djamel Mesrahi, chercheur et spécialiste en histoire ancienne de l’université de Batna-1, la manifestation est un événement économique et une manifestation relevant de l’anthropologie culturelle qui reste un facteur de communication et de communion entre les habitants de T’kout et ceux des régions voisines.

Source : Algérie Eco 

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