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Sonatrach réussit sa première production d’eau dessalée à Oran : un pas vers la sécurité hydrique

La société nationale Sonatrach a annoncé un exploit majeur ce samedi : la production réussie d’eau dessalée grâce à l’unité d’osmose inverse de la station de dessalement de Ras El Oued, située dans la wilaya d’Oran. Ce jalon marque un tournant crucial dans l’approvisionnement en eau potable pour des millions d’Algériens.

L’osmose inverse : au cœur du dessalement

Selon Sonatrach, l’osmose inverse est une technologie clé du processus de dessalement, permettant d’éliminer efficacement le sel et les impuretés afin de produire une eau potable de haute qualité. Cette première production réussie constitue une étape cruciale avant le lancement officiel de la distribution d’eau aux citoyens.

Le processus a débuté par des tests expérimentaux, avec le premier pompage d’eau réalisé le 9 janvier 2025, suivi d’ajustements techniques dans les différentes sections de la station.

Une capacité impressionnante : 300 000 m³ d’eau potable par jour

La station de dessalement de Ras El Oued, considérée comme l’une des plus grandes d’Algérie, est conçue pour produire 300 000 mètres cubes d’eau par jour, capable de couvrir les besoins en eau potable de près de 3 millions de personnes.

Le projet est supervisé par deux filiales de Sonatrach :

  • Algérienne de l’Énergie
  • Entreprise nationale de génie civil et bâtiment, avec un appui technique assuré par l’Entreprise nationale des grands travaux pétroliers.

Un programme national pour la sécurité hydrique

Cette réalisation s’inscrit dans un programme national ambitieux visant à répondre aux défis climatiques et à compenser la diminution des ressources hydriques traditionnelles.

Lors de l’ouverture de la 32ᵉ édition du Salon de la production algérienne, en décembre 2024, le président Abdelmadjid Tebboune a annoncé l’entrée en service de cinq stations de dessalement à partir de février 2025, notamment celles situées à :

  • Oran (Ras El Oued)
  • Taref
  • Béjaïa
  • Boumerdès

Ces infrastructures devraient porter la capacité nationale de production d’eau dessalée à 1,5 million de mètres cubes par jour, renforçant ainsi la résilience du pays face à la raréfaction de l’eau.

B. Abdelouahab

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