La nouvelle ligne ferroviaire minière transforme l’économie nationale et réduit la dépendance aux hydrocarbures .

L’Algérie franchit une étape stratégique majeure dans le développement de ses infrastructures ferroviaires avec la concrétisation d’un mégaprojet ferroviaire dédié au transport des minerais. Ce projet structurant vise à diversifier l’économie nationale, réduire la dépendance aux hydrocarbures et renforcer le développement régional.
🏗️ Un projet structurant pour la diversification économique
Selon l’économiste et enseignant à l’UTMB, Mebarek Benzair, cette nouvelle ligne ferroviaire minière constitue un renforcement majeur du réseau national de transport. Elle permettra de dynamiser l’exploitation des ressources naturelles, d’améliorer les échanges intérieurs de marchandises et de voyageurs, tout en soutenant la stratégie nationale de diversification économique.
🌍 Désenclavement des régions et développement territorial
Le projet contribue également au désenclavement de plusieurs zones isolées, notamment la commune frontalière de Tabelbala, située à 424 km au sud de Béni Abbès.
L’intégration de cette ligne au réseau ferroviaire national aura un impact durable sur l’équilibre économique et social régional, avec la création annoncée d’unités de traitement et de transformation du fer le long du tracé traversant les wilayas de Béchar, Béni Abbès, Tindouf et Naâma, avant son extension vers les régions du nord-ouest du pays.
👷♂️ Un suivi rigoureux et plus de 8.000 emplois créés
L’Agence nationale d’étude et de suivi de la réalisation des investissements ferroviaires (ANESRIF) assure un suivi quotidien et rigoureux du projet depuis le lancement des travaux.
Ces derniers sont réalisés par des groupements d’entreprises publiques nationales, en partenariat avec le groupe chinois China Railway Construction Corporation (CRCC) sur certains tronçons.
Selon le directeur central de la communication de l’agence, Abdelkader Mazar, ce mégaprojet a permis la création de plus de 8.000 emplois, mobilisant cadres, ingénieurs et agents de maîtrise.
🌉 Des ouvrages d’art aux standards nationaux et internationaux
Le projet comprend 1.431 ouvrages d’art, dont
- 45 ponts ferroviaires 🚆
- 48 ponts routiers 🛣️
- 1.338 ouvrages hydrauliques 💧
répondant aux normes nationales et internationales.
Les viaducs ferroviaires s’étendent sur une longueur totale de 20 km, incluant le pont sur l’oued Daoura à Tindouf, long de 4,1 km, devenu le plus long pont ferroviaire d’Algérie et d’Afrique🏆.
⏱️Délais records et performance technique
Réalisés entre juillet 2024 et novembre 2025, ces ouvrages ont permis l’achèvement du projet dans des délais records, alors que la livraison était initialement prévue entre mars et juin 2026.
Cette performance illustre les capacités techniques de l’ANESRIF, des entreprises nationales et du partenaire chinois, ainsi que la maîtrise des projets d’infrastructures ferroviaires complexes.
🏭 Renforcement de la logistique industrielle à l’ouest du pays
Par ailleurs, à Oran, les travaux de raccordement de la zone industrielle de Bethioua à la ligne ferroviaire Hassi Mefsoukh–Mostaganem ont été achevés.
Long de 7,3 km, ce projet est désormais prêt à l’exploitation et comprend plusieurs ouvrages d’art, contribuant au renforcement de la logistique industrielle et du transport ferroviaire dans l’ouest de l’Algérie.



