Algérie : le projet de ligne ferroviaire vers Tamanrasset entre dans une nouvelle étape

Le projet de ligne ferroviaire reliant le Nord de l’Algérie à Tamanrasset franchit une nouvelle étape. Une réunion de coordination s’est tenue le 7 septembre 2026 pour suivre les préparatifs liés au lancement de ce mégaprojet qui doit traverser plusieurs wilayas du Sud.
Le projet de ligne ferroviaire Alger–Tamanrasset continue de se préciser. Le ministre des Travaux publics et des Infrastructures de base, Abdelkader Djellaoui, a présidé lundi 7 septembre une réunion consacrée au suivi des préparatifs pour le lancement du projet.
La future ligne doit notamment traverser Laghouat, Ghardaïa, El Meniaa, In Salah et Tamanrasset, constituant ainsi un nouvel axe ferroviaire majeur en direction du Grand Sud.
Un projet ferroviaire stratégique pour le Sud
La ligne Alger–Tamanrasset s’inscrit dans une stratégie visant à renforcer les connexions entre le Nord, les Hauts Plateaux et le Sud algérien.
Le projet global de liaison ferroviaire vers Tamanrasset dépasse les 2 400 kilomètres, avec plusieurs tronçons et phases de réalisation. Le gouvernement considère cette infrastructure comme un levier important pour améliorer le transport ferroviaire et accompagner le développement économique des régions traversées.
La ligne doit également contribuer à améliorer le transport des marchandises et des voyageurs, tout en renforçant l’intégration territoriale.
Le tronçon Laghouat–Ghardaïa–El Meniaa au cœur des préparatifs
Parmi les étapes importantes du projet figure le tronçon reliant Laghouat, Ghardaïa et El Meniaa, sur environ 495 kilomètres.
La Banque africaine de développement a approuvé en juillet 2026 un financement de 878,09 millions de dollars pour la deuxième phase de ce projet. Cette liaison doit notamment contribuer à améliorer la compétitivité du transport ferroviaire et à faciliter le développement des activités agricoles, minières, industrielles et logistiques.
Selon l’APS, le lancement de cette ligne fait partie des préparatifs suivis actuellement par les autorités.
Une infrastructure au service du développement économique
Au-delà du transport des passagers, le futur réseau ferroviaire doit jouer un rôle important dans le déplacement des marchandises.
Les régions traversées disposent notamment de ressources agricoles, minières et énergétiques qui nécessitent des infrastructures de transport adaptées.
La ligne pourrait ainsi faciliter l’acheminement des produits vers les grands centres urbains et les zones portuaires, tout en réduisant les coûts et les délais logistiques.
La Banque africaine de développement souligne notamment le potentiel du projet pour soutenir l’agriculture, l’agro-industrie, les services logistiques ainsi que les secteurs du bâtiment et des travaux publics.
Un lien renforcé avec le Sud algérien
Le projet prend également une dimension stratégique avec le développement de nouveaux pôles économiques dans le Sud.
La ligne ferroviaire doit notamment améliorer la connexion de plusieurs wilayas du Sahara avec le reste du territoire national.
À terme, cette infrastructure pourrait favoriser l’installation de nouvelles activités économiques autour des gares et des corridors ferroviaires.
Un projet qui dépasse le seul transport
Le projet Alger–Tamanrasset est régulièrement présenté comme un projet structurant pour l’aménagement du territoire.
Selon des experts et responsables réunis lors d’une conférence consacrée au projet en juillet 2026, cette ligne pourrait également contribuer à renforcer le rôle de l’Algérie comme plateforme logistique reliant l’Afrique du Nord à sa profondeur continentale.
Son impact potentiel concerne donc plusieurs secteurs : transport, logistique, industrie, agriculture, tourisme, commerce et développement urbain.
Quelle est la prochaine étape ?
La réunion du 7 septembre montre que les autorités poursuivent actuellement les préparatifs nécessaires au lancement des différents tronçons.
L’enjeu sera désormais de finaliser les conditions techniques, administratives et organisationnelles nécessaires au démarrage effectif des travaux.
Pour BoonyanInfo, le projet mérite donc d’être suivi de près dans les prochains mois, notamment concernant les dates de lancement, les tronçons concernés et l’évolution des travaux.
Une nouvelle colonne vertébrale pour le Sud ?
Si le projet est réalisé selon les ambitions annoncées, la ligne Alger–Tamanrasset pourrait profondément modifier les connexions entre le Nord et le Sud du pays.
Elle ne serait pas seulement une infrastructure de transport : elle pourrait devenir un corridor économique, capable d’accompagner l’exploitation des ressources, le développement des villes du Sud et l’intégration de l’Algérie dans les échanges avec l’Afrique.
B.abdelouahab



