le gouvernement veut mieux contrôler l’utilisation des zones industrielles
Le foncier industriel au cœur des priorités
Le foncier industriel revient au premier plan des préoccupations liées à l’investissement en Algérie. Le gouvernement souhaite renforcer le suivi de l’utilisation des terrains destinés aux activités industrielles et améliorer l’exploitation des zones industrielles à travers un meilleur contrôle du foncier disponible.
Ce dossier a notamment été abordé ce mardi 6 octobre 2026 à l’Assemblée populaire nationale (APN), où le ministre de l’Industrie, Farid Kourtel, a présenté devant la Commission des affaires économiques, de l’industrie, du commerce, de l’énergie et des mines la stratégie de son département pour améliorer l’exploitation des zones industrielles et les mécanismes de contrôle du foncier industriel.
Mieux connaître le foncier industriel disponible
L’un des principaux enjeux est d’avoir une vision plus précise du foncier réellement disponible et de son utilisation.
Cette question avait déjà été mise en avant en septembre dernier, lorsque le président Abdelmadjid Tebboune avait ordonné le lancement d’un recensement exhaustif du foncier industriel du pays, dans le cadre des mesures consacrées à l’investissement et à l’amélioration du fonctionnement du guichet unique.
L’objectif est notamment de mieux identifier les terrains disponibles, les projets effectivement réalisés et les situations qui empêchent encore certains espaces industriels d’être exploités conformément à leur vocation.
Un enjeu important pour les investisseurs
Pour les entreprises et les porteurs de projets industriels, l’accès au foncier constitue un élément déterminant dans la décision d’investir.
L’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI) rappelle que le foncier économique destiné aux projets d’investissement comprend notamment les terrains aménagés situés dans les zones industrielles et les zones d’activités.
Les demandes sont déposées via la plateforme numérique de l’investisseur, qui constitue la voie officielle pour accéder à ce foncier.
Le dispositif prévoit notamment l’octroi du foncier économique par concession de gré à gré, convertible en cession, pour une durée de 33 ans renouvelable, selon les conditions prévues par la réglementation.
Vers une meilleure valorisation des zones industrielles ?
Au-delà de la disponibilité des terrains, la question est désormais celle de leur utilisation effective.
Une zone industrielle ne représente une véritable opportunité économique que si les terrains sont juridiquement clairs, accessibles, raccordés aux réseaux nécessaires et effectivement destinés à des activités productives.
Dans cette logique, l’AAPI avait également annoncé en avril 2026 étudier la possibilité de permettre à des opérateurs privés de développer des zones industrielles et des zones d’activités intégrées sur des terrains relevant de la propriété privée.
Cette orientation pourrait contribuer à diversifier l’offre foncière destinée aux investisseurs et à accélérer la création de nouvelles capacités d’accueil pour les projets industriels.
Le foncier industriel, un levier pour l’investissement
Pour l’Algérie, l’enjeu dépasse donc la simple question de la disponibilité des terrains.
La maîtrise du foncier industriel doit permettre de mieux orienter les investissements, d’éviter la sous-utilisation des espaces économiques et de favoriser l’implantation de projets créateurs de valeur et d’emplois.
Pour les investisseurs, la question sera désormais de savoir si l’amélioration du recensement et du contrôle du foncier permettra également de réduire les délais, de clarifier les disponibilités et de faciliter concrètement l’accès aux terrains industriels.
Conclusion
Le renforcement du contrôle du foncier industriel traduit une volonté de mieux exploiter un actif stratégique pour l’économie algérienne.
La prochaine étape sera déterminante : transformer une meilleure connaissance du foncier disponible en opportunités concrètes pour les industriels et les porteurs de projets.
B.Abdelouahab



