Alger : la nouvelle route côtière de 14,5 km avance, où en sont les travaux ?

La capitale poursuit la modernisation de son réseau routier avec plusieurs projets destinés à améliorer les liaisons entre ses différents axes et à réduire la pression sur les principales voies de circulation.
Parmi les opérations suivies de près figure la nouvelle route côtière reliant l’embouchure de l’Oued El Harrach à Tamentfoust, en passant notamment par Bordj El Kiffan, sur une distance totale de 14,5 kilomètres.
Le projet a fait l’objet d’une nouvelle visite de terrain lundi 14 septembre 2026 par le ministre des Travaux publics et des Infrastructures de base, Abdelkader Djellaoui, accompagné du ministre-wali d’Alger, Abdennour Rabehi. À cette occasion, des instructions ont été données pour accélérer le rythme des travaux.
Une route de 14,5 km pour renforcer les liaisons à l’est d’Alger
La nouvelle route côtière doit relier l’embouchure de l’Oued El Harrach à Tamentfoust, à l’est de la capitale.
Son tracé traverse notamment Bordj El Kiffan, avec plusieurs tronçons répartis le long du littoral.
Le projet est financé dans le cadre d’un financement conjoint entre le budget de l’État et celui de la wilaya d’Alger. Il s’inscrit également dans le programme d’aménagement et de valorisation de la façade maritime de la capitale, dans le cadre du Plan bleu.
L’objectif ne se limite donc pas à créer une nouvelle voie de circulation. Le projet participe également à une vision plus large de réaménagement du littoral algérois.
Deux premiers tronçons déjà achevés
Lors de la visite du 14 septembre, les autorités ont notamment inspecté les deux premiers tronçons de la nouvelle route.
Le premier relie l’Oued El Harrach au port de plaisance sur environ 1 kilomètre.
Le deuxième relie le port de plaisance à la zone de la Garde républicaine sur 2,3 kilomètres.
Selon les informations communiquées à l’occasion de la visite, les travaux de ces deux tronçons sont achevés.
Ces premières sections constituent ainsi une partie déjà réalisée de cette future liaison côtière.
À Bordj El Bahri, les travaux avancent sur un autre tronçon
La visite s’est également poursuivie au niveau de Bordj El Bahri, où les responsables ont inspecté le septième tronçon du projet.
Cette section s’étend sur 1,8 kilomètre, entre le rivage de Doum, à Bordj El Bahri, et la plage de Sion, à El Marsa.
Le chantier est réparti en trois lots. Deux lots sont proches de l’achèvement, tandis que les démarches préparatoires se poursuivent pour permettre le lancement du troisième.
Cette progression montre que le projet avance de manière différenciée selon les tronçons.
Un viaduc de 200 mètres sur l’Oued El Harrach
La modernisation du réseau routier ne concerne pas uniquement la route côtière.
À proximité de la Grande Mosquée d’Alger, la délégation a également inspecté les travaux d’un viaduc de 200 mètres destiné à relier les deux rives de l’Oued El Harrach.
L’ouvrage est réalisé par SAPTA et Cosider Ouvrages d’art.
Le ministre a insisté sur la nécessité de renforcer les efforts et la coordination afin de respecter les délais fixés pour les différents chantiers.
Pourquoi cette nouvelle route est stratégique pour Alger ?
L’intérêt de cette infrastructure est d’abord lié à la connectivité routière.
En créant un nouvel itinéraire le long du littoral oriental, la route doit contribuer à renforcer les liaisons entre plusieurs communes et à offrir des alternatives aux axes existants.
Elle s’inscrit également dans une politique plus large visant à réduire la pression sur certains axes routiers fortement sollicités et à améliorer la fluidité de la circulation dans la capitale.
Mais son intérêt est également urbain.
Un projet qui accompagne la transformation de la façade maritime
Avec le Plan bleu, Alger cherche à intégrer davantage son littoral dans son développement urbain.
La nouvelle route côtière accompagne cette logique en reliant plusieurs secteurs du front de mer tout en créant de nouvelles possibilités d’accès aux espaces littoraux.
Le projet associe ainsi infrastructure routière, mobilité et valorisation de la façade maritime.
C’est cette dimension qui lui donne une importance particulière dans la transformation progressive de l’est d’Alger.
D’autres projets routiers avancent également
La visite ministérielle du 14 septembre ne s’est pas limitée à la route côtière.
Les responsables ont également inspecté le projet reliant le Complexe olympique du 5-Juillet à Khraissia et à la deuxième rocade d’Alger.
Un pont a notamment été mis en service à Dely Ibrahim, tandis que deux autres ouvrages sont en construction entre Baba Hassen et Draria.
Ces deux ouvrages représentent à eux seuls 1 260 mètres de longueur et atteignent 24 mètres de hauteur.
L’ensemble de ces opérations montre que la modernisation du réseau routier algérois repose sur plusieurs projets complémentaires : routes, ponts, viaducs et nouvelles liaisons.
Accélérer les travaux pour améliorer la circulation
À l’issue de la visite, le ministre des Travaux publics a demandé aux responsables concernés de renforcer les moyens mobilisés et d’accélérer l’exécution des travaux, notamment pour les derniers tronçons et les ouvrages d’art.
L’objectif est de permettre la mise en service des projets dans les délais prévus et de produire rapidement leurs effets sur la circulation et les liaisons entre les différents secteurs de la capitale.
Conclusion
Avec ses 14,5 kilomètres, la nouvelle route côtière entre Oued El Harrach et Tamentfoust constitue l’un des projets importants de modernisation du réseau routier d’Alger.
Deux premiers tronçons sont déjà achevés, tandis que d’autres sections avancent progressivement, notamment à Bordj El Bahri.
Au-delà de la circulation, le projet s’inscrit dans une transformation plus large de la façade maritime de la capitale.
Le véritable enjeu sera désormais de maintenir le rythme des travaux pour permettre à cette nouvelle liaison de jouer pleinement son rôle dans la mobilité et l’aménagement urbain d’Alger.
B.abdelouahab



